Fédération Maçonnique Internationale des Grades Supérieurs (F∴M∴I∴G∴S∴)
Présentation des Hauts-Grades du Rite de Cerneau
Le Rite de Cerneau
Le Rite de Cerneau s’inscrit dans la famille des rites écossais de hauts-grades. Il est lié à Joseph Cerneau, maçon français actif à Cuba puis aux États-Unis au début du XIX siècle.
On peut présenter les hauts-grades de Cerneau ainsi :
Le Rite reprend l’idée d’une progression au-delà de la Maîtrise, dans la continuité des degrés de perfection, de l’Élu, de l’Écossais, du Chevalier d’Orient, du Rose-Croix et du Prince du Royal Secret.
Comme dans le REAA, les degrés ne doivent pas être compris comme une accumulation de titres, mais comme un chemin d’approfondissement : purification morale, fidélité à la parole donnée, reconstruction intérieure, passage de la vengeance à la justice, puis de la justice à la sagesse.
Le cœur du Rite de Cerneau demeure marqué par la tradition du Royal Secret : le haut grade n’est pas seulement une dignité administrative, mais une pédagogie de l’homme régénéré, capable de passer du désordre à l’ordre, de la dispersion à l’unité.
Le Rite de Cerneau peut être lu comme une voie de réintégration progressive : Au départ, le Maître cherche à comprendre ce qui a été perdu avec la mort d’Hiram. Puis il traverse les degrés de l’élection, où la justice doit être purifiée de toute vengeance. Il découvre ensuite les degrés chevaleresques, où le combat extérieur devient combat intérieur. Enfin, il atteint les degrés de synthèse, où le Secret Royal ne désigne plus un mot, mais une disposition de l’être.